Débat
Début de la session :
Le 09 avril 2026 À 14h00
Fin de la session :
Le 09 avril 2026 À 15h30
Salle Nacre

La guerre déclenchée après l'attaque du 7 octobre 2023 a profondément reconfiguré le conflit israélo-palestinien en faisant des centaines de milliers de victimes, réduisant Gaza en ruines. En réponse, le plan promu par Donald Trump et soutenu par une résolution du Conseil de sécurité promet un cessez-le-feu et une transition politique. 

Sur le terrain, les faits soulignent l’écart entre les discours et la réalité. Il s’agit donc d’interroger la viabilité de ce plan de paix et d’imaginer à quoi pourrait resembler une résolution intégrale du conflit.

 

Texte de présentation du partenaire :

Le Collège des Bernardins a le plaisir d’annoncer une table ronde consacrée aux voies possibles de règlement et d’accompagnement du conflit Israël-Palestine à l’heure où l’administration américaine a décidé d’initier la deuxième phase du plan de paix adopté en novembre 2025. Le plan de paix 2025 proposé par l’administration Trump vise à mettre fin au long conflit entre Israël et le Hamas à Gaza à travers une feuille de route en 20 points[1], incluant un cessez-le-feu, la démilitarisation de Gaza, une gouvernance technocratique et la reconstruction du territoire ; il prévoyait également l’échange de prisonniers et le retour de tous les otages comme conditions préalables au retrait des forces et à la reprise de la vie civile. 

Ce plan a été approuvé formellement par une résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies en novembre 2025, avec l’objectif de déployer une force internationale de stabilisation et de soutenir un comité national d’administration de Gaza. En janvier 2026, avec le passage à la phase II du plan, l’accent a été mis sur la démilitarisation du Hamas, le soutien humanitaire accru et le lancement de mécanismes de reconstruction.  Lors du Forum économique mondial de Davos (janvier 2026), Donald Trump a signé la charte fondatrice d’un « Conseil de paix » (ou Board of Peace) destiné à superviser la mise en œuvre de cette seconde phase et plus largement des efforts de paix et de reconstruction.  Ce Conseil, dirigé par Trump et incluant une série de dirigeants internationaux, a pour mission déclarée de coordonner financement, stabilisation et reconstruction, même si plusieurs pays européens comme la France et le Royaume-Uni ont refusé d’adhérer, craignant un empiètement sur le rôle de l’ONU.  

Le Conseil de paix poursuit donc aujourd’hui une double fonction : concrétiser les engagements de la phase II à Gaza et offrir une plateforme multilatérale pour aborder les zones de conflit plus larges, au-delà du seul conflit israélo-palestinien. La transformation du territoire de Gaza — par exemple via des projets ambitieux de développement urbain et infrastructurel — reste proposée comme un levier de paix durable, bien que ces visions suscitent des interrogations quant à leur réalisme et à leur acceptabilité locale.

Sur le terrain, malgré ce cadre politique et diplomatique, les violations du cessez-le-feu et les tensions sécuritaires persistent, soulignant l’écart entre les discours d’orientation et la réalité quotidienne. Il s’agit donc d’interroger la viabilité de ce plan de paix pour une solution à deux Etats. Il convient aussi d’imaginer à quoi pourrait représenter une résolution intégrale du conflit incluant les dimensions de formation, de justice internationale et de désacralisation des discours.

Cette rencontre vise à éclairer les options diplomatiques, humanitaires, sécuritaires et éducatives ouvertes par ce plan de paix et étudier également les alternatives possibles (par exemple le plan d’armistice du Palestinian Technical Working Group ainsi que le projet de « résolution intégrale du conflit » porté par le Collège des Bernardins).

Pour aller plus loin, les articles de notre partenaire The Conversation France sur le sujet :

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